Christelle Guyot
Praticienne certifiée en Neurofeedback thérapeutique - Système Cygnet - Méthode Othmer
Qu'est ce que le Neurofeedback ?
Le Neurofeedback thérapeutique est une approche qui s’appuie sur les mécanismes naturels d’autorégulation du cerveau.
Le terme « neurofeedback » signifie littéralement « retour d’information au cerveau » : grâce à des capteurs placés sur le cuir chevelu, l’activité électrique cérébrale est recueillie et analysée en temps réel.
Le cerveau reçoit alors un retour d’information, notamment sous forme visuelle, sonore et kinesthésique, auquel il peut réagir naturellement.
Le Neurofeedback s’appuie notamment sur les principes de neuroplasticité, d’autorégulation et d’apprentissage :
le cerveau possède une capacité naturelle à s’adapter et à modifier son fonctionnement en fonction des informations qu’il reçoit.
Concrètement, comment fonctionne le Neurofeedback ?
Des capteurs placés sur le cuir chevelu recueillent l’activité électrique cérébrale. Celle-ci est analysée en temps réel par le système Cygnet, qui fournit au cerveau un retour d’information notamment à travers l’image le son et un boitier qui vibre.
La personne n’a aucun exercice particulier à réaliser : elle peut simplement se détendre en regardant un film, documentaire, pendant la séance.
Dans l’approche Othmer que je pratique, les paramètres sont individualisés et ajustés progressivement en fonction des réactions et de l’évolution de chaque personne.

À qui s'adresse les séances de neurofeedback ?
Le Neurofeedback peut s’adresser à des personnes de tout âge, enfants, adolescents, adultes et seniors.
Les personnes qui consultent peuvent rencontrer des difficultés très différentes. Certaines viennent dans le cadre de troubles ou de symptômes ayant des retentissement sur leur quotidien; d'autres recherchent un accompagnement face à des difficultés de sommeil, d'attention, de régulation émotionnelle ou lors de période de forte sollicitation.
J’accompagne également les professionnels, entrepreneurs et personnes à leur compte.
Lorsque l’on travaille à son compte, la charge mentale peut être particulièrement importante : responsabilités, prises de décisions, pression, sollicitations permanentes et difficulté à véritablement décrocher.
Le Neurofeedback peut alors être envisagé comme un accompagnement complémentaire pour aider à mieux faire face à ces périodes de forte sollicitation.
Il n’existe pas de réponse identique pour chacun.
Je ne pars pas uniquement d’un diagnostic ou d’un symptôme : je prends en compte la personne dans sa globalité, son fonctionnement, son histoire et ce qu’elle vit au moment de l’accompagnement.
Les séances sont ainsi adaptées individuellement et peuvent évoluer au fil des réactions et des besoins de chacun.
Le Neurofeeddbakc peut s'inscrire dans une démarche d'accompagnement complémentaire et ne se substitue pas à un diagnostic, à un suivi médical ou psychologique, ni à un traitement prescrit.
Il peut s’inscrire dans une démarche d’accompagnement complémentaire.
Dans quelles situations le Neurofeedback peut-il être envisagé ?
Le Neurofeedback fait l’objet de recherches depuis plusieurs décennies dans différents domaines. Il est notamment étudié dans le cadre des troubles de l’attention, de l’anxiété, de certaines difficultés du sommeil, de l’épilepsie, des troubles liés au traumatisme, ainsi que dans d’autres problématiques neurologiques ou psychologiques.
Certaines personnes viennent également dans une démarche de prévention, de mieux-être ou pour mieux faire face à des périodes particulièrement exigeantes, notamment sur le plan professionnel.
Selon la situation, il peut être envisagé comme une approche complémentaire, avec pour objectif d’accompagner certains symptômes ou difficultés et leur retentissement dans la vie quotidienne.
Les résultats ne sont toutefois pas identiques d’une personne à l’autre et le niveau de preuve scientifique varie selon les troubles et les méthodes de Neurofeedback étudiées. Il n’est donc pas possible de garantir un résultat ni de présenter le Neurofeedback comme un traitement validé de la même manière pour toutes ces pathologies.
Dans ma pratique, je ne me limite pas au diagnostic. J’observe le fonctionnement de la personne, ses difficultés, ses réactions aux séances et son évolution afin d’individualiser progressivement l’accompagnement.
Le Neurofeedback ne remplace pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire et ne doit pas conduire à modifier ou interrompre un traitement sans l’avis du professionnel de santé qui le prescrit.
Dans certaines situations, notamment lorsqu’une personne présente des vécus traumatiques, l’Alpha-Theta peut être envisagé comme une modalité complémentaire du parcours de Neurofeedback thérapeutique.
Cette étape n'intervient pas en début d'accompagnement.
Elle peut-être proposée après un travail préalable suffisamment important en infra-basses fréquences (ILF), lorsque la personne présente une stabilité suffisante pour l'envisager dans de bonnes conditions.
L’Alpha-Theta ouvre alors un espace de travail différent, notamment autour de certaines expériences émotionnelles ou traumatiques.
Son utilisation n'est jamais systématique, elle dépend de la personne, de son évolution et de ce qui est observé au fil des séances.
Neurofeedback et recherche scientifique
Le Neurofeedback fait l'objet de recherches depuis plusieurs décennies dans différents domaines neurologiques et psychologiques. Certaines études se sont notamment intéressées aux troubles de l'attention, au traumatisme, à la dépression, à l'autisme ou encore certaines problématiques neurologiques.
Des travaux plus récents cherchent également à mieux comprendre les mécanismes du Neurofeedback en infra-basses fréquences (ILF), approche que j'utilise dans ma pratique.
2026 – NeuroImage – Université de Zurich
Une étude randomisée, contrôlée et en double aveugle s’est intéressée aux mécanismes neurophysiologiques du Neurofeedback en infra-basses fréquences (ILF), notamment aux modifications de la connectivité fonctionnelle cérébrale observées après une séance.
2018 – Grin-Yatsenko et al. – NeuroRegulation
Une étude portant sur trois cas de dépression a étudié l’évolution de mesures EEG et d’échelles cliniques après 20 séances de Neurofeedback ILF avec le système Cygnet, avec un suivi à un an. Ces résultats sont intéressants mais doivent être interprétés avec prudence compte tenu du très faible nombre de participants.
Ces publications illustrent différents axes de recherche autour du Neurofeedback. Elles ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une efficacité clinique pour l’ensemble des situations évoquées.
D’autres publications et une bibliographie scientifique complémentaire peuvent être communiquées sur demande.
Le système Cygnet - Méthode Othmer
À propos des Othmers ...
Siegfried et Susan Othmer travaillent dans le domaine du Neurofeedback depuis les années 1980. Leurs travaux ont contribué au développement d’une approche individualisée du Neurofeedback, dans laquelle les paramètres sont ajustés en fonction des réactions et de l’évolution de chaque personne.
Cette approche est notamment utilisée avec le système Cygnet, que j’utilise dans ma pratique.
Une approche individualisée du Neurofeedback
Je pratique le Neurofeedback selon la Méthode Othmer, avec le système Cygnet, une approche développée autour d’un principe essentiel : accompagner le cerveau dans ses propres capacités d’autorégulation.
Contrairement à une approche standardisée, les paramètres des séances ne sont pas définis de manière identique pour chaque personne. Ils sont ajustés en fonction de son fonctionnement, de ce qu’elle ressent et de ses réactions au cours des séances.
Le travail en infra-basses fréquences
L’approche Othmer utilise notamment le Neurofeedback en infra-basses fréquences (Infra-Low Frequency – ILF).
Le principe repose sur l’observation de l’activité électrique cérébrale et sur un retour d’information en temps réel. La personne n’a pas besoin de chercher volontairement à modifier son activité cérébrale : elle regarde simplement un film ou écoute un contenu sonore pendant que le système fournit le feedback.
La fréquence utilisée est progressivement ajustée en fonction des réactions observées au cours des séances. Cette possibilité d’ajustement constitue un élément important de l’approche individualisée.
Synchrony et Alpha-Theta
Selon les besoins et les objectifs de l’accompagnement, d’autres modalités peuvent également être utilisées avec Cygnet, notamment Synchrony et Alpha-Theta.
Synchrony est une modalité de Neurofeedback utilisant deux canaux et proposant un feedback basé notamment sur la relation entre les signaux recueillis à différents endroits du cerveau.
Alpha-Theta constitue une autre modalité spécifique du Neurofeedback, notamment utilisée dans des séances où le contexte, l’accompagnement et les objectifs de la personne permettent de l’envisager.
Ces modalités ne sont pas utilisées systématiquement. Leur utilisation dépend de la personne, de son évolution et de ce qui est observé au cours de l’accompagnement.
Une méthode qui s’adapte à la personne
Avec la Méthode Othmer, je ne cherche pas à faire entrer une personne dans un protocole préétabli.
J’observe, j’écoute et j’ajuste progressivement les séances.
Chaque entraînement est ainsi construit autour de la personne et de son évolution.
Le matériel

Pour les séances, j’utilise le NeuroAmp II, associé au logiciel Cygnet, qui permet de recueillir et traiter les signaux d’activité électrique cérébrale utilisés pendant l’entraînement en Neurofeedback.
Des capteurs sont placés sur le cuir chevelu afin de recueillir l’activité électrique du cerveau. Ces informations sont analysées en temps réel par le système et permettent de générer le feedback utilisé pendant la séance.
Le matériel est utilisé dans le cadre d’un accompagnement individualisé selon la Méthode Othmer.
Une méthode non invasive
Les capteurs recueillent simplement l’activité électrique cérébrale : aucun courant électrique n’est envoyé dans le cerveau.
Pendant la séance, vous êtes confortablement installé et vous regardez un film ou écoutez un contenu sonore. Le système fournit le feedback en fonction de l’activité cérébrale recueillie.
L’objectif est d'accompagner les mécanismes naturels d’autorégulation du cerveau.
Chaque séance est adaptée à la personne et à son évolution.



